CHAP.8 : on est loin des amours de loin

via paranaiv
______Le silence s'impose devant l'émotion. Lorsque le bonheur te saisie à la gorge, les mots se tarissent & le sourire naît sur tes lèvres. Tu doutes, mais pourtant, c'est vrai, c'est la vie qui t'as joué un tour. Tu voulais fuir ce que tu as longtemps recherché, c'est en désordonnant ton monde que tout a trouvé une place. C'est la moisissure du germe qui donne naissance à la fleur. C'est dans ce putain de chaos qu'est survenu mon idéal, c'est dans cette putain de jouissance de savoir que ce qui m'arrive n'est plus phantasmé.
______Aujourd'hui j'existe.
______& j'aime.
______& je suis putain de libre
CHAP.7 : tear down my reason

______Enfant, je ne m'imaginais pas vivre jusqu'à mes vingt ans. Aujourd'hui que l'échéance approche, je me donne encore onze années à gaspiller en courant dans le mauvais sens de la vie. Bien que je n'ai jamais joué au foot, je vois assez bien mon passé comme le ballon que j'aurai dégommé sans rien savoir de la force ni de la direction. Cyclothymie du soir, du matin ou du reste, chaque jour je crève d'impatience que le temps commence, je meurs de vivre, je pleure de joie et je me sens doucement glisser vers l'absolu. Putain de compte à rebours qui me retient jusqu'au soir d'exploser, quelques démences de me prendre dans la gueule ce doux goût sucré que j'avais oublié, j'en bouffe tellement que je me sais prête à crever d'indigestion, mais merde on s'en fout demain c'est bien trop irréel, déjà que je doute de le seconde présente. Je suis une suite d'inconnus, de décisions prises à l'instinct, de prises de risques inutiles, j'ai besoin d'être en danger, de tout ressentir jusqu'à en avoir mal pour être sur, comme un pincement dans un rem, de m'être bien levée ce matin. Je suis hors de contrôle, pire qu'à mes quatorze ans, et ce putain de sourire décroche pas de mes lèvres, à rendre ma mâchoire crispée de douleur.


